Réflexion

DE LA MORT À LA VIE

Ce matin du troisième jour est le premier d’un monde nouveau. Même ceux à qui Jésus l’a annoncé n’y comprennent rien. Tout est changé : le mort n’est plus là où il devrait être, c’est-à-dire dans son tombeau. Le mort n’est plus ce qu’il devrait être, c’est-à-dire mort, car il est vivant. La pierre n’est plus ce qu’elle devrait être, elle n’est plus un mur entre la mort et la vie. Et les trois femmes venues au tombeau sont envoyées annoncer aux disciples, incrédules et craintifs, qu’ils ne sont pas ceux qu’ils devraient être : croyants et audacieux ; qu’ils ne sont pas où ils devraient être, là où la vie et la mission les attendent.

Jésus est passé de la mort à la vie et nous entraîne avec lui. Derrière la pierre, voyons-nous un tombeau vide ou le berceau d’une nouvelle vie ? Par l’eau du baptême, nous sommes morts avec Jésus pour ressusciter avec lui. À chaque instant du jour nouveau, Jésus nous invite à abandonner nos ténèbres et à laisser entrer la lumière, à passer du repliement sur nous-mêmes à l’ouverture et à la communion, de la mort à la vie.

Depuis la résurrection de Jésus, cette pierre demeure pourtant une frontière. En plus de ceux à qui elle pose toujours question, il y a d’un côté les enfants des ténèbres et de l’autre les enfants de lumière. Il y a ceux qui n’attendent rien de mieux que le terrestre ; il y a ceux qui essaient de l’améliorer et ceux dont l’action ou l’inaction à courte vue lui préparent un sombre avenir. Il y a ceux qui rejettent la croix, pour eux toujours signe de mort, et ceux qui y voient déjà la Lumière de Pâques.

Jésus est ressuscité : voilà le coeur de notre foi et de notre mission. En ce matin de Pâques 2026, dans un monde malade et blessé, disciples du Ressuscité, qui sommes-nous ? Des vivants. Où sommes-nous ? Hors du tombeau, dans notre Galilée, d’où nous invitons nos frères et soeurs à rouler la pierre sur les forces de la mort et à vivre en ressuscités. Avec Jésus, à chaque instant du Jour nouveau, nous passons, dans la joie ou dans la peine, de la mort à la vie. Oui, mes amis, gardons la foi !  Joyeuses Pâques !

Jean-Louis Courchesne, s.m.m.