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Spiritualité
Traité de la Vraie
Dévotion
selon St. Louis-Marie Grignon de Montfort
Parmi les nombreux écrits que
nous a légués le saint homme, on retrouve le
«Traité de la Vraie Dévotion à la Vierge
Marie». Selon Montfort, Dieu s'est fait homme par les entrailles
de sa servante, la Vierge Marie. Aussi, le chemin le plus sûr
vers le Père réside, selon lui, dans l'intercession de
Marie. Nous vous présentons ici l'essentiel du Traité de
la Vraie Dévotion. On peut se procurer le Traité de la
Vraie Dévotion, un petit livret, en communiquant avec le
Sanctuaire Marie-Reine-des-Coeurs au (514) 254-5376. Profitez
également de l'occasion afin de commander «Le Secret de
Marie», un autre très bel ouvrage du Père de
Montfort qui complète bien le Traité de la Vraie
Dévotion.
Introduction
Définition
Motifs
Effets
Pratiques extérieures
Pratiques
intérieures
Consécration
Introduction
113.
Je me sens plus que jamais animé à croire et à
espérer tout ce que j'ai profondément gravé dans
le coeur, et que je demande à Dieu depuis bien des
années, savoir; que tôt ou tard la Très Sainte
Vierge aura plus d'enfants, de serviteurs et d'esclaves d'amour que
jamais, et que, par ce moyen, Jésus-Christ, mon cher
Maître, régnera dans les coeurs plus que jamais.
114.
Je prévois bien des bêtes frémissantes, qui
viennent en furie pour déchirer avec leurs dents diaboliques ce
petit écrit et celui dont le Saint-Esprit s'est servi pour
l'écrire, ou du moins pour l'envelopper dans les
ténèbres et le silence d'un coffre, afin qu'il ne
paraisse point. Ils attaqueront même et persécuteront ceux
et celles qui le liront et réduiront en pratique. Mais
n'importe! mais tant mieux! Cette vue m'encourage et me fait
espérer un grand succès, c'est-à-dire un grand
escadron de braves et vaillants soldats de Jésus et de Marie, de
l'un et l'autre sexe.
Définition
118.
Je proteste hautement qu'ayant lu presque tous les livres qui traitent
de la dévotion à la Très Sainte Vierge, et ayant
conversé familièrement avec les plus saints et savants
personnages de ces derniers temps, je n'ai point connu ni appris de
pratique de dévotion envers la Sainte Vierge semblable à
celle que je veux dire, qui exige d'une âme plus de sacrifices
pour Dieu, qui la vide plus d'elle-même et de son amour-propre,
qui la conserve plus fidèlement dans la grâce, et la
grâce en elle, qui l'unisse plus parfaitement et plus facilement
à Jésus-Christ, et enfin qui soit plus glorieuse à
Dieu, sanctifiante pour l'âme et utile au prochain.
119.
Comme l'essentiel de cette dévotion consiste dans
l'intérieur qu'elle doit former, elle ne sera pas
également comprise de tout le monde: quelques-uns
s'arrêteront à ce qu'elle a d'extérieur, et ne
passeront pas outre, et ce sera le plus grand nombre; quelques-uns, en
petit nombre, entreront dans son intérieur mais ils n'y
monteront qu'un degré. Qui est-ce qui montera au second? Qui
parviendra jusqu'au troisième? Enfin, qui est celui qui y sera
par état? Celui-là seul, à qui l'Esprit de
Jésus-Chrsit révélera ce secret, et y conduira
lui-même l'âme bien fidèle pour avancer de vertus en
vertus, de grâce en grâce, et de lumières en
lumières pour arriver jusqu'à la transformation de
soi-même en Jésus-Christ, et à la plénitude
de son âge sur la terre et de sa gloire dans le ciel.
120.
Toute notre perfection consistant à être conformes, unis
et consacrés à Jésus-Christ, la plus parfaite de
toutes les dévotions est sans difficulté celle qui nous
conforme, unit et consacre le plus parfaitement à
Jésus-Christ. Or Marie étant la plus conforme à
Jésus-Christ de toutes les créatures, il s'ensuit que, de
toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le
pluâme à Notre-Seigneur est la dévotion à la
Très Sainte Vierge, sa sainte Mère et que plus une
âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera
à Jésus-Christ. C'est pourquoi la parfaite
consécration à Jésus-Christ n'est autre chose
qu'une parfaite et entière consécration de soi-même
à la Très Sainte Vierge, qui est la dévotion que
j'enseigne; ou autrement une parfaite rénovation des voeux et
promesses du saint baptême.
121.
Cette dévotion consiste donc à se donner tout entier
à la Très Sainte Vierge, pour être tout entier
à Jésus-Christ par elle. Il faut lui donner: 1( notre
corps , 2(notre âme, 3( nos biens extérieurs, 4(nos biens
intérieurs et spirituels, et cela pour toute
l'éternité, et cela sans prétendre ni
espérer aucune autre récompense de son offrande et de son
service, que l'honneur d'appartenir à Jésus-Christ par
elle et en ele.Il s'ensuit qu'une personne qui s'est ainsi
volontairement consacrée et sacrifiée à
Jésus-Christ par Marie ne peut plus disposer de la valeur
d'aucune de ses bonnes actions; tout ce qu'il souffre, tout ce qu'il
pense, dit et fait de bien, appartient à Marie, afin qu'elle en
dispose selon la volonté de son Fils , et à sa plus
grande gloire.
125.
Il s'ensuit qu'on se consacre tout ensemble à la Très
Sainte Vierge et à Jésus-Christ; à la Très
Sainte Vierge comme au moyen parfait que Jésus-Christ a choisi
pour s'unir à nous et nous unir à lui; et à
Notre-Seigneur comme à notre dernière fin, auquel nous
devons tout ce que nous sommes, comme à notre Rédempteur
et à notre Dieu.
126.
J'ai dit que cette dévotion pouvait fort bien être
appelée une parfaite rénovation des voeux ou promesses du
saint baptême. Car tout chrétien a dans son baptême
renoncé solennellement à Satan, à ses pompes et
à ses oeuvres, a pris Jésus Christ pour son Maître
et souverain Seigneur, pour dépendre de lui en qualité
d'esclave d'amour. C'est ce qu'on fait par cette présente
dévotion: on renonce (comme il est marqué dans la formule
de la consécration), au démon, au monde, au
péché et à soi-même, et on se donne tout
entier à Jésus-Christ par les mains de Marie. Mais, dans
cette dévotion, c'est par soi-même, c'est volontairement,
c'est avec connaissance de cause. Par cette dévotion, on se
donne expressément à Notre-Seigneur par les mains de
Marie.
Motifs
134.
Il faut maintenant que nous voyions, le plus brièvement que nous
pourrons, les motifs qui nous doivent rendre cette dévotion
recommandable.
135.
Premier motif, qui nous montre l'excellence de cette
consécration de soi-même à Jésus-Christ par
les mains de Marie
136.
Cette dévotion ici fait donner sans réserve à
Jésus et à Marie toutes ses pensées, paroles,
actions et souffrances, et tous les temps de sa vie: en sorte que, soit
qu'il veille ou qu'il dorme, soit qu'il boive ou qu'il mange, soit
qu'il fasse les actions les plus grandes, soit qu'il fasse les plus
petites, il est toujours vrai de dire que ce qu'il fait, quoiqu'il n'y
pense pas, est à Jésus et à Marie en vertu de son
offrande, à moins qu'il ne l'ait expressément
rétractée. Quelle consolation!
138.
Jésus notre grand ami, s'est donné à nous sans
réserve, corps et âme, vertus, grâces et
mérites: Il m'a gagné tout entier en se donnant tout
entier à moi; n'est-il pas de la justice et de la reconnaissance
que nous lui donnions tout ce que nous pouvons lui donner? Second
motif, qui nous montre qu'il est juste en soi-même et avantageux
au chrétien de se consacrer tout entier à la Très
Sainte Vierge par cette pratique, afin de l'être plus
parfaitement à Jésus-Christ. Ce bon Maître n'a pas
dédaigné de se renfermer dans le sein de la Sainte Vierge
comme un captif et un esclave amoureux, et de lui être soumis et
obéissant pendant trente années. C'est ici, je le
répète, que l'esprit humain se perd, lorsqu'il fait une
sérieuse réflexion à cette conduite de la Sagesse
incarnée, qui n'a pas voulu, quoiqu'elle le pût faire, se
donner directement aux hommes, mais par la Très Sainte Vierge;
qui n'a pas voulu venir au monde à l'âge d'un homme
parfait, indépendant des soins et de l'entretien de sa sainte
Mère. Cette Sagesse infinie a plus donné de gloire
à Dieu son Père, pendant tout ce temps de soumission et
de dépendance de la Très Sainte Vierge, qu'elle ne lui en
eût donné en employant ces trente ans à faire des
prodiges, à prêcher par toute la terre, à convertir
tous les hommes; si autrement, elle l'aurait fait. Oh! oh! qu'on
glorifie hautement Dieu en se soumettant à Marie, à
l'exemple de Jésus!
140.
Qu'on se rappelle ici, pour preuve de la dépendance que nous
devons avoir de la Très Sainte Vierge. Le Père n'a
donné et ne donne son Fils que par elle. Dieu le Fils n'a
été formé que par elle et ne communique ses
mérites et ses vertus que par elle; le Saint-Esprit n'a
formé Jésus-Christ que par elle. Après tant et de
si pressants exemples de la très Sainte Trinité,
pouvons-nous nous passer de Marie?
144.
Troisième motif: La Très Sainte Vierge, qui est une
mère de douceur et de miséricorde, et qui ne se laisse
jamais vaincre en amour et en libéralité, voyant qu'on se
donne tout entier à elle pour l'honorer et la servir, en se
dépouillant de ce qu'on a de plus cher pour l'en orner, se donne
aussi tout entière et d'une manière ineffable à
celui qui lui donne tout. Elle le fait s'engloutir dans l'abîme
de ses grâces; elle l'orne de ses mérites; elle l'appuie
de sa puissance; elle l'éclaire de sa lumière; elle
l'embrase de son amour; elle lui communique ses vertus: son
humilité, sa foi, sa pureté, etc., elle rend sa caution,
son supplément et son tout envers Jésus. Enfin, comme
cette personne consacrée est toute à Marie, Marie est
aussi toute à elle; en sorte qu'on peut dire de ce parfait
serviteur et enfant de Marie ce que saint Jean l'Evangéliste dit
de lui-même, qu'il a pris la Très Sainte Vierge pour tous
ses biens.
146.
Comme, par cette pratique, on donne à Notre-Seigneur, par les
mains de sa sainte Mère, toutes ses bonnes oeuvres, cette bonne
Maîtresse les purifie, les embellit et les fait accepter de son
Fils.1)Elle les purifie de toute la souillure de l'amour-propre et de
l'attache imperceptible à la créature qui se glisse
insensiblement dans les meilleures actions.
147.
2) Elle les embellit, en les ornant de ses mérites et
vertus.3)Elle présente ces bonnes oeuvres à
Jésus-Christ; car elle ne garde rien de ce qu'on lui
présente, pour soi, en dernière fin; elle renvoie tout
à Jésus fidèlement. Si on lui donne, on donne
nécessairement à Jésus; si on la loue et on la
glorifie, aussitôt elle loue et glorifie Jésus.
149.
4) elle fait accepter de Jésus ces bonnes oeuvres, quelque petit
et pauvre que soit le présent pour ce Saint des saints et ce Roi
des rois. Cette dévotion est un excellent moyen de procurer la
plus grande gloire de Dieu.
151.
Quatrième motif.: Cette dévotion fidèlement
pratriquée est un excellent moyen pour faire en sorte que la
valeur de toutes nos bonnes oeuvres soit employée à la
plus grande gloire de Dieu. Presque personne n'agit pour cette noble
fin.
152.
Cinquième motif: Cette dévotion est un chemin
aisé, court, parfait et assuré pour arriver à
l'union avec Notre-Seigneur, où consiste la perfection du
chrétien. [Cette dévotion est un chemin aisé.] 1)
C'est un chemin aisé; c'est un chemin que Jésus-Christ a
frayé en venant à nous, et où il n'y a aucun
obstacle pour arriver à lui. On peut, à la
vérité, arriver à l'union divine par d'autres
chemins; mais ce sera par beaucoup plus de croix, de morts
étranges et avec beaucoup de difficultés, que nous ne
vaincrons que difficilement. Mais par le chemin de Marie, on passe plus
doucement et plus tranquillement. On y trouve, à la
vérité, de grands combats à donner et de grandes
difficultés à vaincre; mais cette bonne Mère et
Maîtresse se rend si proche et si présente à ses
fidèles serviteurs, pour les éclairer dans leurs
ténèbres, pour les éclaircir dans leur doutes,
pour les affernir dans leurs craintes, pour les soutenir dans leurs
combats et leurs difficultés, qu'en vérité ce
chemin virginal pour trouver Jésus-Christ est un chemin de roses
et de miel, à vu des autres chemins.
153.
D'où vient donc, me dira quelque fidèle serviteur de
Marie, que les serviteurs fidèles de cette bonne Mère ont
tant d'occasions de souffrir?
154.
Je lui réponds, je crois qu'une personne qui veut être
dévote et vivre pieusement en Jésus-Christ, et par
conséquent souffrir persécution et porter tous les jours
sa croix, ne portera jamais grandes croix, ou ne les portera pas
joyeusement ni jusqu'à la fin sans une tendre dévotion
à la Sainte Vierge, qui est la confiture des croix.
156.
Cette dévotion est un chemin court.]2)Cette dévotion
à la Sainte Vierge est un chemin court pour trouver
Jésus-Christ, soit parce qu'on ne s'y égare point, soit
parce que, comme je viens de dire, on y marche avec plus de joie et de
facilité, et, par conséquent, avec plus de promptitude.
On avance plus, en peu de temps de soumission et de dépendance
de Marie, que dans des années entières de propre
volonté et d'appui sur soi-même.
157.
[Cette dévotion est un chemin parfait.] Cette pratique de
dévotion à la Très Sainte Vierge est un chemin
parfait pour aller et s'unir à Jésus-Christ, puisque la
divine Marie est la plus parfaite et la plus sainte des pures
créatures, et que Jésus-Christ, qui est parfaitement venu
à nous, n'a point pris d'autre route de son grand et admirable
voyage. Le Très-Haut, l'Incompréhensible, l'Inaccessible,
Celui qui Est, a voulu venir à nous, petits vers de terre, qui
ne sommes rien. C'est aussi par la petite Marie que nous devons nous
laisser contenir et conduire parfaitement sans aucune réserve.
L'Inaccessible s'est approché, s'est uni étroitement,
parfaitement et même personnellement à notre
humanité par Marie, sans rien perdre de sa Majesté.
158.
Qu'on me fasse un chemin nouveau pour aller à
Jésus-Christ, en vérité, en vérité,
je dis hardiment, et je dis la vérité, que je prendrais
préférablement à ce chemin qui serait si parfait,
la voie immaculée de Marie. Si mon aimable Jésus, dans sa
gloire, vient une seconde fois sur la terre (comme il est certain) pour
y régner, il ne choisira point d'autre voie de son voyage que la
divine Marie , par laquelle il est si sûrement et parfaitement
venu la première fois.
164.
Cette dévotion est un moyen assuré pour aller à
Jésus-Christ, parce que le propre de la Sainte Vierge est de
nous conduire sûrement à Jésus-Christ, comme le
propre de Jésus-Christ est de nous conduire sûrement au
Père éternel. Et que les spirituels ne croient pas
faussement que Marie leur soit un empêchement pour arriver
à l'union divine.
165.
Soyez donc persuadé que plus vous regarderez Marie en vos
oraisons, contemplations, actions et souffrances, sinon d'une vue
distincte et aperçue, du moins d'une vue générale
et imperceptible, et plus parfaitement vous trouverez
Jésus-Christ qui est toujours avec Marie, grand, puissant,
opérant et incompréhensible, et plus que dans le ciel et
en aucune créature de l'univers.
168.
Quiconque donc, sans crainte d'illusion, qui est ordinaire aux
personnes d'oraison, veut avancer dans la voie de la perfection et
trouver sûrement et parfaitement Jésus-Christ, qu'il
embrasse avec grand coeur, cette dévotion à la
Très Sainte Vierge, qu'il n'avait peut-être pas encore
connue. Qu'il entre dans ce chemin excellent qui lui était
inconnu et que je lui montre. Cette dévotion donne une grande
liverté intérieure.]
169.
Sixième motifCette pratique de dévotion donne une grande
liberté intérieure, qui est la liberté des enfants
de Dieu, aux personnes qui la pratiquent fidèlement. Comme par
cette dévotion on se rend esclave de Jésus-Christ, ce bon
Maître, pour récompense de la captivité amoureuse
où on se met: 1) ôte tout scrupule et crainte servile de
l'âme; 2) il élargit le coeur par une sainte confiance en
Dieu; 3)il lui inspire un amour tendre et filial. [ Cette
dévotion procure de grands biens au prochain.]
171.
Septième motif.-Ce qui peut encore nous engager à
embrasser cette pratique, ce sont les grands biens qu'en recevra notre
prochain. Car par cette pratique on exerce envers lui la charité
d'une manière éminente, puisqu'on lui donne, par les
mains de Marie, tout ce qu'on a de plus cher, soit selon la
volonté de la Sainte Vierge, employé ou à la
conversion des pécheurs ou à la délivrance des
âmes du purgatoire.
173.
[ Cette dévotion est un moyen admirable de
persévérance.]. Huitième motif:Enfin, ce qui nous
engage plus puissamment, en quelque manière, à cette
dévotion à la Très Sainte Vierge, c'est que c'est
un moyen admirable pour persévérer dans la vertu et
être fidèle. Car d'où vient est-ce que la plupart
des conversions des pécheurs ne sont pas durables? Ce malheur
vient de ce que l'homme se fie à lui-même, s'appuie sur
ses propres forces et se croit capable de garder le trésor de
ses grâces, de ses vertus et mérites. Par cette
dévotion, on confie à la Sainte Vierge, qui est
fidèle, tout ce qu'on possède; on la prend pour la
dépositaire universelle de tous ses biens de nature et de
grâce. C'est à sa fidélité que l'on se fie,
c'est sur sa puissance que l'on s'appuie, c'est sur sa
miséricorde et sa charité que l'on se fonde. “Ma bonne
Mère et Maîtresse, si vous me gardez, je ne perdrai rien.”
175.
C'est à elle que les saints qui se sont sauvés se sont le
plus attachés et ont attaché les autres, afin de
persévérer dans la vertu. Heureux donc et mille fois
heureux les chrétiens qui, maintenant, s'attachent
fidèlement et entièrement à elle comme à
une ancre ferme. Les efforts de l'orage de ce monde ne les feront point
submerger, ni perdre leurs trésors célestes. Heureux ceux
et celles qui entrent dans elle comme dans l'arche de Noé! Les
eaux du déluge de péchés, qui noient tant de
monde, ne leur nuiront point.
177.
Pauvres enfants de Marie, votre faiblesse est extrême, votre
inconstance est grande, votre fond est bien gâté. Je
l'avoue; mais ne vous découragez pas pour cela; mais
consolez-vous; mais réjouissez-vous: voici le secret que je vous
apprends, secret inconnu de presque tous les chrétiens
même les plus dévots.
Mettez, versez dans le sein et le coeur de Marie tous vos
trésors, toutes vos grâces et vertus.
179.
Oh! qu'un homme qui a tout donné à Marie, qui se confie
et perd en tout et pour tout en Marie, est heureux!
Effets
213.
Il est tout à Marie, et Marie est tout à lui. Mon cher
frère, soyez persuadé que si vous vous rendez
fidèle aux pratiques intérieures et extérieures de
cette dévotion, que je vous marquerai ci-après: [
Connaissance et mépris de soi-même,] 1)Par la
lumière que le Saint-Esprit vous donnera par Marie, sa
chère Epouse, vous connaîtrez votre mauvais fonds, votre
corruption et votre incapacité à tout bien, si Dieu n'en
est le principe comme auteur de la nature ou de la grâce, et en
suite de cette connaissance, vous vous mépriserez, vous ne
penserez à vous qu'avec horreur. Vous vous regarderez comme un
limaçon qui gâte tout de sa bave, ou comme un crapaud qui
empoisonne tout de son venin, ou comme un serpent malicieux qui ne
cherche qu'à tromper. Enfin, l'humble Marie vous fera part de sa
profonde humilité, qui fera que vous vous mépriserez,
vous ne mépriserez personne et vous aimerez le mépris.
214.
[ Participation à la foi de Marie.]2)La Sainte Vierge vous
donnera part à sa foi, qui a été plus grande sur
la terre que la foi de tous les patriarches, les prophètes, les
apôtres et tous les saints. Présentement qu'elle est
régnante dans les cieux, elle n'a plus cette foi, parce qu'elle
voit clairement toutes choses en Dieu, par la lumière de la
gloire; mais cependant, avec l'agrément du Très-Haut,
elle ne l'a pas perdue en entrant dans la gloire; elle l'a
gardée pour la garder dans l'Église militante à
ses plus fidèles serviteurs et servantes. Plus donc vous
gagnerez la bienveillance de cette auguste Princesse et Vierge
fidèle, plus vous aurez de pure foi dans toute votre conduite:
une foi pure, qui fera que vous ne vous soucierez guère du
sensible et de l'extraordinaire; une foi vive et animée par la
charité, qui fera que vous ne ferez vos actions que par le motif
du pur amour; une foi ferme et inébranlable; une foi agissante
et perçante; une foi courageuse, qui vous fera entreprendre et
venir à bout de grandes choses pour Dieu et le salut des
âmes, sans hésiter; enfin une foi qui sera votre
trésor caché de la divine Sagesse, et votre arme
toute-puissante pour donner la vie à ceux qui sont morts par le
péché.
215.
[ Grâce du pur amour.]3)Cette Mère de la belle dilection
ôtera de votre coeur tout scrupule et toute crainte servile
déréglée: elle l'ouvrira et l'élargira pour
courir dans les commandements de son Fils, avec la sainte
liberté des enfants de Dieu, et pour y introduire le pur amour,
dont elle a le trésor. Vous le regarderez comme votre bon
Père, auquel vous tâcherez de plaire incessamment, avec
qui vous converserez confidemment, comme un enfant avec son bon
père. Si vous venez, par malheur, à l'offenser, vous vous
en humilierez aussitôt devant lui, vous lui en demanderez pardon
humblement, vous lui tendrez la main simplement et vous vous en
relèverez amoureusement, sans trouble ni inquiétude, et
continuerez à marcher vers lui sans découragement.
216.
[ Grande confiance en Dieu et en Marie.] 4)La Sainte Vierge vous
remplira d'une grande confiance en Dieu et en elle-même: parce
que vous n'approcherez plus de Jésus-Christ par vous-même,
mais toujours par cette bonne Mère, parce que, lui ayant
donné tous vos mérites, grâces et satisfactions,
pour en disposer à sa volonté, elle vous communiquera ses
vertus et elle vous revêtira de ses mérites, en sorte que
vous pourrez dire à Dieu avec confiance: Voici Marie votre
servante: qu'il me soit fait selon votre parole; parce que, vous
étant donné à elle tout entier, corps et
âme, elle se donnera à vous par retour d'une
manière merveilleuse, mais véritable; en sorte que vous
pourrez lui dire hardiment: Je suis à vous. Ce qui augmentera
encore votre confiance en elle, c'est que, lui ayant donné en
dépôt tout ce que vous avez de bon pour le donner ou le
garder, vous aurez moins de confiance en vous et beaucoup plus en elle,
qui est votre trésor. Oh! quelle confiance et quelle consolation
pour une âme qui peut dire que le trésor de Dieu,
où il a mis tout ce qu'il a de plus précieux, est le sien
aussi!.
217.
5) L'âme de la Sainte Vierge se communiquera à vous pour
glorifier le Seigneur; son esprit entrera en la place du vôtre
pour se réjouir en Dieu. Ah! quand viendra cet heureux temps,
dit un saint homme de nos jours qui était tout perdu en Marie,
ah! quand viendra cet heureux temps où la divine Marie sera
établie maîtresse et souveraine dans les coeurs, pour les
soumettre pleinement à l'empire de son grand et unique
Jésus?
218.
6) Si Marie, qui est l'arbre de vie, est bien cultivée en votre
âme par la fidélité aux pratiques de cette
dévotion, elle portera son fruit en son temps; et son fruit
n'est autre que Jésus-Christ. Par la voie immaculée de
Marie et cette pratique divine que j'enseigne, on travaille pendant le
jour, on travaille dans un lieu saint, on travaille peu. Il n'y a point
de nuit en Marie, puisqu'il n'y a point eu de péché ni
même la moindre ombre. Marie est un lieu saint, et le Saint des
saints, où les saints sont formés et moulés.
219.
Remarquez, s'il vous plaît, que je dis que les saints sont
moulé en Marie. Saint Augustin appelle la Sainte Vierge, le
moule de Dieu; le moule propre à former et mouler des dieux.
Celui qui est jeté dans ce moule divin est bientôt
formé et moulé en Jésus-Christ, et
Jésus-Christ en lui: à peu de frais et en peu de temps,
il deviendra dieu, puisqu'il est jeté dans le même moule
qui a formé un Dieu.
223.
Parce qu'une âme par cette pratique, ne comptant pour rien tout
ce qu'elle pense ou fait d'elle-même, en ne mettant son appui et
sa complaisance que dans les dispositions de Marie, pour approcher
Jésus-Christ, et même pour lui parler, elle pratique
beaucoup plus l'humilité que les âmes qui agissent par
elles-mêmes, et qui ont un appui et une complaisance
imperceptible dans leurs dispositions; et, par conséquent, elle
glorifie plus hautement Dieu, qui n'est parfaitement glorifié
que par les humbles et les petits de coeur.
224.
Parce que la Sainte Vierge, voulant bien, par une grande
charité, recevoir en ses mains virginales le présent de
nos actions, elle leur donne une beauté et un éclat
admirable; elle les offre elle-même à Jésus-Christ.
225.
Enfin, parce que vous ne pensez jamais à Marie, que Marie, en
votre place, ne pense à Dieu; vous ne louez ni n'honorez jamais
Marie, que Marie avec vous ne loue et n'honore Dieu. Marie est toute
relative à Dieu, et je l'appellerais fort bien la relation de
Dieu, qui ne dit et ne répète que Dieu. Si vous dites
Marie, elle dit Dieu. Dieu est loué, Dieu est aimé, Dieu
est honoré, on donne à Dieu par Marie et en Marie.
Pratiques
extérieures
227.
PREMIERE PRATIQUE. Ceux et celles qui voudront entrer en cette
dévotion particulière, après avoir employé
douze jours au moins à se vider de l'esprit du monde contraire
à celui de Jésus-Christ, emploieront trois semaines
à se remplir de Jésus-Christ par la Très Sainte
Vierge.
231.
Au bout de ces trois semaines, ils se confesseront et communieront
à l'intention de se donner à Jésus-Christ, en
qualité d'esclaves d'amour, par les mains de Marie. Ils
réciteront la formule de leur consécration.
233.
DEUXIEME PRATIQUE. Tous les ans au moins, le même jour, ils
renouvelleront la même consécration. Ils pourront
même, tous les jours renouveler tout ce qu'ils ont fait, par ce
peu de paroles: Je suis tout à vous, et tout ce que j'ai vous
appartient, ô mon aimable Jésus, par Marie, votre sainte
Mère.
236.
TROISIEME PRATIQUE. Il est très louable, et très glorieux
et très utile à ceux et celles qui se seront ainsi faits
les esclaves de Jésus en Marie, qu'ils portent pour marque de
leur esclavage amoureux de petites chaînes de fer.
243.
QUATRIEME PRATIQUE. Ils auront une singulière dévotion
pour le grand mystère de l'Incarnation du Verbe, le 25 mars, qui
est le propre mystère de cette dévotion, parce que cette
dévotion a été inspirée du Saint-Esprit: 1.
pour honorer et imiter la dépendance ineffable que Dieu le Fils
a voulu avoir de Marie, pour la gloire de Dieu son Père et pour
notre salut, laquelle dépendance paraît
particulièrement dans ce mystère où
Jésus-Christ est captif et esclave dans le sein de la divine
Marie, et où il dépend d'elle pour toutes choses; pour
remercier Dieu des grâces incomparables qu'il a faites à
Marie et particulièrement de l'avoir choisie pour sa très
digne Mère, lequel choix a été fait dans ce
mystère: ce sont là les deux principales fin de
l'esclavage de Jésus-Christ en Marie.
249.
CINQUIEME PRATIQUE. Ils auront une grande dévotion à dire
l'AVE MARIA, ou la Salutation angélique dont peu de
chrétiens, quoique éclairés, connaissent le prix,
le mérite, l'excellence et la nécessité.
254.
Je vous prie donc instamment, par l'amour que je vous porte en
Jésus et en Marie, de réciter votre chapelet, et
même, si vous en avez le temps, votre rosaire, tous les jours, et
vous bénirez, à l'heure de votre mort, le jour et l'heure
que vous m'avez cru; et après avoir semé dans les
bénédictions de Jésus et de Marie, vous
recueillerez des bénédictions éternelles dans le
ciel.
255.
SIXIEME PRATIQUE. Pour remercier Dieu des grâces qu'il a faites
à la Très Sainte Vierge, ils diront souvent le
MAGNIFICAT. C'est la seule prière et le seul ouvrage que la
Sainte Vierge ait composé, ou plutôt que Jésus a
fait en elle, car il parlait par sa bouche. C'est le plus grand
sacrifice de louange que Dieu ait reçu dans la loi de
grâce. C'est d'un côté le plus humble et le plus
reconnaissant, et de l'autre le plus sublime et le plus relevé
de tous les cantiques: il y a dans ce cantique des mystères si
grands et si cachés, que les anges en ignorent.
256.
SEPTIEME PRATIQUE. Les fidèles serviteurs de Marie doivent
beaucoup mépriser, haïr et fuir le monde corrompu
Pratiques
intérieures
258.
Outre les pratiques extérieures de la dévotion qu'on
vient de rapporter, lesquelles il ne faut pas omettre par
négligence ni mépris, autant que l'état et
condition de chacun le permet, voici des pratiques intérieures
bien sanctifiantes pour ceux que le Saint-Esprit appelle à une
haute perfection.
258.
[Faire toutes ses actions par Marie] Il faut faire ses actions par
Marie, c'est-à-dire qu'il faut qu'ils obéissent en toutes
choses à la Très Sainte Vierge, et qu'ils se conduisent
en toutes choses par son esprit, qui est le Saint-Esprit de Dieu. Ceux
qui sont conduits de l'esprit de Dieu sont enfants de Dieu. Ceux qui
sont conduits par l'esprit de Marie sont enfants de Marie, et, par
conséquent, enfants de Dieu, comme nous avons montré, et
parmi tant de dévots à la Sainte Vierge, il n'y a de
vrais et fidèles dévots que ceux qui se conduisent par
son esprit. J'ai dit que l'esprit de Marie était l'esprit de
Dieu, parce qu'elle ne s'est jamais conduite par son propre esprit,
mais toujours par l'esprit de Dieu, qui s'en est tellement rendu le
maître qu'il est devenu son propre esprit.
259.
Afin que l'âme se laisse conduire par cet esprit de Marie, il
faut: 1) Renoncer à son propre esprit, à ses propres
lumières et volontés avant de faire quelque chose: par
exemple avant de faire oraison, dire ou entendre la sainte Messe,
communier, etc. 2) Il faut se livrer à l'esprit de Marie pour en
être mus et conduits de la manière qu'elle voudra. Il faut
se mettre et se laisser entre ses mains virginales, comme un instrument
entre les mains de l'ouvrier, comme un luth entre les mains d'un bon
joueur. Il faut se perdre et s'abandonner en elle, comme une pierre
qu'on jette dans la mer: ce qui se fait simplement et en un instant,
par une seule oeillade de l'esprit, un petit mouvement de la
volonté, ou verbalement, en disant, par exemple: Je renonce
à moi, je me donne à vous, ma chère Mère.
Et quoiqu'on ne sente aucune douceur sensible dans cet acte d'union, il
ne laisse pas d'être véritable. 3( Il faut de temps en
temps, pendant son action et après l'action, renouveler le
même acte d'offrande et d'union; et plus on le fera, et plus
tôt on se sanctifiera, et plus tôt on arrivera à
l'union à Jésus-Christ, qui suit toujours
nécessairement l'union à Marie, puisque l'esprit de Marie
est l'esprit de Jésus.
260.
[Faire toutes ses actions avec Marie.] Il faut faire ses actions avec
Marie: c'est-à-dire qu'il faut, dans ses actions, regarder Marie
comme un modèle accompli de toute vertu et perfection que le
Saint-Esprit a formé dans une pure créature, pour imiter
selon notre petite portée. Il faut donc qu'en chaque action nous
regardions comme Marie l'a faite ou la ferait, si elle était en
notre place. Nous devons pour cela examiner et méditer les
grandes vertus qu'elle a pratiquées pendant sa vie,
particulièrement: 1. sa foi vive, par laquelle elle a cru sans
hésiter la parole de l'ange; elle a cru fidèlement et
constamment jusqu'au pied de la croix sur le Calvaire; 2. son
humilité profonde, qui l'a fait se cacher, se taire, se
soumettre à tout et se mettre la dernière; 3. sa
pureté toute divine, qui n'a jamais eu ni n'aura jamais sa
pareille sous le ciel, et enfin toutes ses autres vertus.
261.
[Faire toutes ses actions en Marie] Il faut faire ses actions en Marie.
Pour bien comprendre cette pratique, il faut savoir: 1( Que la
Très Sainte Vierge est le vrai paradis terrestre du nouvel Adam,
et que l'ancien paradis terrestre n'en était que la figure. Il y
a donc, dans ce paradis terrestre, des beautés, des
raretés et des douceurs inexplicables, que le nouvel Adam,
Jésus-Christ, y a laissées. C'est en ce paradis qu'il a
pris ses complaisances pendant neuf mois, qu'il a opéré
ses merveilles et qu'il a étalé ses richesses avec la
magnificence d'un Dieu. Ce très saint lieu n'est composé
que d'une terre vierge et immaculée, dont a été
formé et nourri le nouvel Adam, sans aucune tache ni souillure,
par l'opération du Saint-Esprit, qui y habite. C'est en ce
paradis terrestre où est véritablement l'arbre de vie qui
a porté Jésus-Christ, le fruit de vie; l'arbre de science
du bien et du mal qui a donné la lumière au monde.
262.
2) Le Saint-Esprit, par la bouche des saints Pères, appelle
aussi la Sainte Vierge: 1. la porte orientale, par où le grand
prêtre Jésus-Christ entre et sort dans le monde, il y est
entré la première fois par elle, et il y viendra la
seconde;- 2.le sanctuaire de la Divinité, le repos de la
très Sainte Trinité, le trône de Dieu, la
cité de Dieu, l'autel de Dieu, le temple de Dieu, le monde de
Dieu. Oh! quelles richesses! Oh! quelle gloire! Oh! quel plaisir! Oh!
quel bonheur de pouvoir entrer et demeurer en Marie, où le
Très-Haut a mis le trône de sa gloire suprême!
263.
Mais qu'il est difficile à des pécheurs comme nous sommes
d'avoir la permission et la capacité et la lumière pour
entrer dans un lieu si haut et si saint qui est gardé par le
Saint-Esprit même qui s'en est rendu le maître absolu.
Marie est fermée; Marie est scellée; les
misérables enfants d'Adam et d'Eve, chassés du paradis
terrestre, ne peuvent entrer à celui-ci que par une grâce
particulière du Saint-Esprit, qu'ils doivent mériter.
265.
Faire toutes ses actions pour Marie
Consécration
Sagesse éternelle et
incarnée, Jésus vrai Dieu et vrai homme, Fils unique du
Père éternel et de Marie toujours vierge, nous t'adorons,
nous te louons, nous te rendons grâce! Nous bénissons ta
mère, Marie, l'Immaculée, tabernacle vivant de la
divinité, reine du ciel et de la terre, refuge assuré des
pécheurs.
Nous revouvelons entre ses mains les
engagements de notre Baptême, pour vivre sous le signe de la
Croix, dans la lumière de l'Esprit.
Aussi pour mieux assurer notre
fidélité, nous la choisissons pour mère et reine
en lui livrant tout notre être dans notre corps et notre
âme, avec tous nos biens et toute la valeur de nos bonnes
actions, pour le service de ton Règne, selon son bon plaisir.
Vierge de Sagesse, accepte notre
offrande et apprends-nous à nous laisser guider pour demeurer
vrai disciple de ton fils à la plus grande gloire du
Père. Amen.
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calendrier
Concert de Robert
Lebel
" Une VOIX pour les sans voix "
Lancement du livret
aux messes dominicales des 4 et 5 février prochains: Nos chemins de souffrance avec...
Fruit d'une réflexion des membres du Conseil de pastorale du
Sanctuaire, ce livret propose des pistes aux questions telles que:
-Que pouvons-nous dire et faire ensemble devant les nombreuses
situations de souffrance?
-Devant la souffrance, pouvons-nous trouver des chemins de paix,
d'espoir ou de force intérieure?
-Pouvons-nous trouver des attitudes aidantes dans nos rencontres avec
une personne qui vit une situation souffrante?
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