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Homélie du dimanche
Homelie
3ème dimanche ordinaire B
Jonas 3, 1-5.10; psaume 24; 1
Corinthiens 7, 29-31; Marc1, 14-20)
Homéliste: p. Georges Madore, s.m.m.
Deux activités de Jésus; c'est ce qu'il fait encore aujourd'hui: il
proclame, il appelle.
Jésus proclame.
Son annonce est simple: Dieu envahit notre monde.
Tel est le sens de ‘règne de Dieu'. Et surtout, Dieu envahit ton monde
ou mon monde. Il veut envahir tout ce que je suis: mon intelligence, ma
mémoire, mon affectivité, mon corps, ma volonté. Dieu veut envahir mes
joies de grands-parents, mes chicanes avec mon frère ou ma sœur, mes
frustrations à l'ouvrage, mes doutes, mes inquiétudes pour l'avenir de
mes enfants ou de mes petits enfants.
Le messager devient le message
Vous rappelez-vous de «l'équipe du tonnerre»? C'est
l'équipe rassemblé par Jean Lesage en 1960. Ils avaient un slogan:
«Maître chez-nous», lors des élections de 1962. Or, qu'est-ce qui s'est
passé, c'est que le messager Jean Lesage est en quelque sorte devenu le
message: voter pour Jean Lesage, c'était voter pour qu'on soit maître
chez nous.
C'est un peu pareil avec Jésus. Le messager, Jésus,
devient en fait son message. C'est-à-dire qu'il devient cette humanité
où Dieu règne, cette humanité à travers laquelle la bonté de Dieu, sa
compassion, sa puissance de vie agit. Quand Jésus touchait quelqu'un,
c'est Dieu lui-même qui touchait cette personne..
Jésus appelle.
C'est fatigant être appelé. Vous voyez tous ces gens
avec leur téléphone cellulaire. Constamment interrompu dans ce qu'ils
font par des appels de partout. Pourtant, c'est incontournable: Jésus
appelle. Il appelle à quoi? À étudier? À aller prier avec lui? Plus que
tout cela; il appelle à le suivre.
Les ‘suiveux' n'ont pas une très bonne réputation.
On les voit comme des gens mous ou sans imagination qui n'ont pas de
projets personnels, qui sont craintifs, qui ont peur de se lancer dans
la vie. Mais encore là, ça dépend qui on suit. Pensons au capitaine
Francesco Schettinode navire italien qui a abandonné son bateau; s'il
vous avait proposé de le suivre, ç'aurait pas été très glorieux:
ç'aurait été pour sauver votre peau. Mais si vous êtes soldats en
Afganistan, que vous poursuivez des Talibans, et le capitaine lance un
cri: «Suivez-moi par ici, on va les attraper!», là ça prend plus de
courage, car tu risques ta vie. Y a des manières de suivre qui
demandent un certain courage (Suivre Pauline Marois aujourd'hui... )
Dans le récit, il y a peu de discussion. En fait,
les disciples ne parlent pas. Ils ne répondent pas avec leur langue,
mais avec leurs pieds, en suivant Jésus (cf chef scout qui demande qui
veut grimper la montagne)
Le symbole des poissons. Encore là, pas très positif
d'être «un poisson». Mais Jésus a été le premier poisson à se laisser
prendre dans les filets de notre humanité, de notre faiblesse et de
notre mort...
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calendrier
Concert de Robert
Lebel
" Une VOIX pour les sans voix "
Lancement du livret
aux messes dominicales des 4 et 5 février prochains: Nos chemins de souffrance avec...
Fruit d'une réflexion des membres du Conseil de pastorale du
Sanctuaire, ce livret propose des pistes aux questions telles que:
-Que pouvons-nous dire et faire ensemble devant les nombreuses
situations de souffrance?
-Devant la souffrance, pouvons-nous trouver des chemins de paix,
d'espoir ou de force intérieure?
-Pouvons-nous trouver des attitudes aidantes dans nos rencontres avec
une personne qui vit une situation souffrante?
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