Dimanche le 20 novembre 2011
Fête du Christ Roi
Mtt 25, 31-46
Homéliste : p. JG Richer
Le bon pape Jean XXIII et les évêques rassemblés pour le concile
Vatican II affirmaient: « Il nous faut savoir reconnaître les
SIGNES DES TEMPS. » C’est-à-dire : savoir reconnaître l'action et
la présence de Dieu. C'est ainsi que nous pourrons
aujourd'hui répondre à la volonté de Dieu.
( Réflexion )
C'est vrai Seigneur, tu es vraiment présent? C'est Toi qui nous
fait signe lorsque je rencontre la personne malade... l'itinérant
qui tend la main... Seigneur c'est Toi? C’est Toi qui nous
interpelles auprès de nos enfants ou de nos jeunes ?
Seigneur tu es vraiment présent dans notre monde, dans notre vie
quotidienne!
Et Jésus nous répond aujourd'hui comme hier à ses
disciples : Chaque fois que
vous le faites au petit de mes frères, c'est à moi que vous le faites.
( Mtt 25, 46 )
Il nous faut savoir lire les signes des temps disait
le bon pape Jean XXIII.
C'est dans la vie quotidienne et ordinaire que Dieu vient à notre
rencontre.
Si la prière est une occasion d'ouvrir notre cœur à Dieu;
Si l'écoute de la Parole est une occasion de laisser Dieu habiter en
nous;
Etre compatissant envers les plus pauvres et les plus petits,
c'est découvrir la Présence de Dieu au cœur de notre vie,
dans le prochain. « Ouvrez à Jésus Christ! »
disait le p. de Montfort en frappant à la
porte, et portant un pauvre sur ses épaules.
L'image du Christ Roi de l'univers ne doit pas
évoquer la gloire, la puissance comme s'il s'agissait d'un roi
terrestre.
Dans l'Ancien Testament la puissance du Roi, selon le cœur
de Dieu, devait être une puissance de service, de
générosité, de compassion. On parle du Roi selon le cœur de
Dieu qui doit GUIDER son peuple, PRENDRE SOIN.
GUIDER - parce que Dieu l'avait choisi et mis à part,
le roi avait une Sagesse et des dons divins. Il
était donc capable de bien guider son peuple : gardien de la
Paix, de la Justice.
PRENDRE SOIN - le roi devait aussi porter en Lui
certaines qualités de Dieu : attentif aux petits, aux
pauvres, aux méprisés, aux veuves et orphelins,
prendre soin des plus forts pour les ouvrir aux exigeants chemins de
Dieu ( 1re lecture ).
Saint Matthieu qui écrit pour un milieu
chrétien où les juifs sont nombreux nous dit qu'en Jésus
toutes ses qualités du Roi Sauveur d'Israël, sont
parfaitement accomplies.
Cet AMOUR vécu par Jésus est un amour qui sauve car
il participe à l'Amour de Dieu Père, Fils et Esprit.
Qu'est-ce qu'un AMOUR qui sauve? Lisez ce
texte de Matthieu.
Quelle sorte d' AMOUR peut nous faire entrer
chez Dieu? Lisez le texte de Matthieu.
Quelle sorte d'AMOUR PEUT SAUVER NOTRE
HUMANITÉ? Lisez le texte de Matthieu.
Quelle sorte d' AMOUR PEUT « ME SAUVER »? Lisez
le texte de Matthieu.
La fête du Christ-Roi nous offre l'occasion d'évoquer 3 temps
importants dans l'expérience de foi :
* le temps de la Parole : La Bible est le temps de la Révélation
où Dieu a voulu «prendre parole» et se faire connaître à des hommes et
des femmes de différentes époques.
Dieu a pris la Parole : une parole forte, personnelle, puissante,
profonde. Une parole capable de toucher les cœurs, de révéler un Amour
porteur, fécond, infini.
* le temps de Jésus : Dieu a envoyé son Fils qui a pris
chair de la chair de Marie. Il est ainsi devenu l'un des nôtres. Il est
devenu homme parmi les hommes. Il a pris aussi la parole. Et les
gens qui l'écoutaient, disaient : Et que cela fait du bien
d'entendre une telle parole. Il nous réchauffe le cœur. Nous n'avons
jamais entendu personne parler avec une telle autoritié.
Luc 4:32 et ils étaient frappés par son enseignement. C'est tellement
une bonne nouvelle de savoir que Dieu nous aime pour de vrai.
Oui, Jésus est venu inauguré le Royaume de Dieu : Dieu parmi nous,
Dieu avec nous.
* le temps de l'Église : Et Jésus nous a confié sa parole,
sa Bonne Nouvelle. Le temps de l'Église, c'est notre temps. Jésus nous
a donné son Souffle pour continuer à annoncer une Bonne Nouvelle,
une parole qui touche les cœurs et qui fait du bien. Il est à l'oeuvre
dans le monde pour nous faire signe, pour nous aider à marcher sur des
«chemins d'évangile».
À la Pentecôte, en prière avec Marie, la jeune Église
craintive a été envahie par le Souffle puissant de
Dieu : l'Esprit Saint.
Actes 1:14 Tous d’un même coeur étaient assidus à la prière avec
quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères.
Nous avons nous aussi aujourd'hui besoin de Marie, sa prière, sa
présence. Elle est avec nous, avec l'Église, de notre côté, du côté de
l'humanité en prière, tournée vers Dieu. Elle porte avec nous, la
prière de l'Église et la Mission de l'Église. Elle est Mère de
l'Église et donc, par grâce et à un titre privilégié, celle qui peut
nous accompagner dans notre expérience de prière, d'Accueil de Dieu, de
disponibilité à la Parole, de service des autres. Car pour qu'il y ait
une Bonne Nouvelle, il faut que le geste et l'action accomplissent la
Parole.
« Marie gardait toutes ces choses en son cœur, les méditait pour en
comprendre le sens. Et ainsi être disponible au Projet de Dieu dans sa
vie, lui obéir avec joie, dans la foi.» Lc 2, 19; Lc
2, 51b.
Ici au sanctuaire, c'est ce chemin privilégié que nous voulons
suivre : Marie, présente-nous à ton Fils. Cette courte
invocation est inscrite près de Marie-Reine-des-coeurs pour nous
rappeler que nous pouvons nous tourner vers elle en tout temps afin
qu'elle nous accompagne sur toutes les routes de notre vie : les
joies, les peines, les faiblesses, les fragilités, etc... dans la
prière personnelle ou liturgique.
La liturgie, c'est le temps de l'Église en prière. C'est le peuple des
croyants et croyantes qui se tourne vers Dieu d'un même cœur :
rendre grâce au Père, par le Fils, dans l'Esprit. Or à la Pentecôte,
Marie est là en prière avec les disciples de Jésus. Elle est la Mère de
l'Église en prière, de l'Église qui se met en route. Elle est avec
cette humanité en chemin qui s'ouvre à la Parole de Dieu, qui
expérimente son Amour, qui avance dans le Souffle de son Esprit. Elle
est avec l'Église priante, souffrante, missionnaire.
Écoutons maintenant le bienheureux Jean-Paul II :
( extrait de la lettre adressée par Jean-Paul II aux familles
spirituelles montfortaines, à l’occasion du 160e anniversaire de la
publication du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge" de saint
Louis-Marie Grignion de Montfort. )
3. Ma dévotion à la Sainte Vierge est
un moyen privilégié "pour trouver Jésus Christ parfaitement, pour
l’aimer tendrement et le servir fidèlement" (Traité de la vraie
dévotion, 62). Ce désir central "d’aimer tendrement" se développe
immédiatement dans une prière ardente à Jésus, pour demander la grâce
de participer à l’indicible communion d’amour qui existe entre Lui et
sa Mère. On fait l’expérience de la relativité totale de Marie au
Christ, et en Lui à la Très sainte Trinité, avant tout dans cette
observation : "Chaque fois que tu penses à Marie, Marie pense à Dieu
pour toi. Chaque fois que tu loues et honores Marie, Marie loue et
honore Dieu avec toi. Marie est toute relative à Dieu, et je
l’appellerais fort bien la relation de Dieu, qui n’existe pas sinon par
rapport à Dieu, ou l’écho de Dieu, qui ne dit et ne répète que Dieu. Si
tu dis Marie, elle dit Dieu. Sainte Elisabeth a loué Marie et l’a
appelée bienheureuse pour avoir cru. Marie – l’écho fidèle de Dieu – a
entonné : Magnificat anima mea Dominum : mon âme glorifie le Seigneur.
Ce que Marie fait en cette occasion, elle le fait tous les jours. Quand
on la loue, quand on l'aime, quand on l’honore ou on lui donne.
Dieu est loué, Dieu est aimé, Dieu est honoré, on donne à Dieu, par
Marie et en Marie"" (Traité de la vraie dévotion, 225).
En cette fête du Christ-Roi qui clôture notre année de Reconnaissance
pour 50 ans de faveurs avec Marie-Reine-des-coeurs, je vous
invite à reprendre le beau geste du p. de Montfort : Plaçons nos
prières dans le cœur de Marie pour qu'elle les porte à Jésus son fils.
Et apprenons avec Marie le chemin d'une foi pure, vivante
et entièrement tournée vers Dieu.