Assomption de Marie ( 15 août 2009)

Apocalypse 11 : 19a; 12 : 1-6a.10ab
 I Cor 15, 20-27
Luc 1 : 39-56



      C’est avec une joie toute spéciale que nous célébrons aujourd’hui, la grande fête de l’Assomption au ciel de la glorieuse Vierge Marie avec son corps et son âme, toute sa personne.
      Quel est le sens profond de ce mystère? C’est Dieu lui-même qui va nous le dire à travers sa Parole que nous venons de proclamer.
      St Paul  écrit dans notre 2ième lecture :  « C’est dans le Christ que nous revivrons, mais chacun à son rang : en premier le Christ; ensuite ceux qui seront au Christ » Marie est certainement la femme la plus proche du Christ, en plus d’être sa mère, elle était associée à tous les mystères du Christ, elle était aussi la Toute Sainte, dans la logique de la foi, elle devait être  la première des ressuscités après le Christ.

      Célébrer l’Assomption, c’est aussi célébrer le Couronnement de gloire de Marie par son Fils.  Nous venons de le proclamer dans notre première lecture du livre de l’Apocalypse «  Un signe grandiose apparut dans le ciel, une femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de  douze étoiles »  Le  psaume que nous venons de chanter est un écho de cette parole :: « Fille du roi, elle est là dans sa gloire, vêtue d’étoffe d’or. On la conduit toute parée vers le roi »
     
        Avec  Élisabeth comme dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous pouvons nous exclamer : «  Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »

      Remarquons que Marie, notre sœur en humanité  n’est pas seule, elle est suivie d’une foule, elle entraîne avec elle toutes les personnes qui nous ont quitté pour une vie en plénitude dans l’au-delà, nos parents, nos amis, nos connaissances. La Vierge Marie  nous précède dans cette gloire ! C’est donc un mystère qui nous concerne beaucoup!
   
                 
          En quoi ce mystère de l’Assomption de la Vierge Marie nous concerne-t-il, aujourd’hui dans le quotidien de nos vies ?
     
Cela nous concerne beaucoup parce que c’est à cause de son Assomption que Marie peut exercer sa maternité spirituelle à notre égard.
    Dans la gloire du ciel, Marie se trouve dans  la vision de Dieu,  une vision universelle,  une vision qui n’est pas limité par le temps et l’espace. Ce qui veut dire que Marie me voit clairement, me voit personnellement  et elle peut dans cette vision de Dieu   répondre à mes besoins, me guider, me protéger, et surtout me conduire à Jésus Christ, intercéder pour moi, m’unir au Christ d’un lien très intime. C’est son rôle maternel vis-à-vis nous!

        Ce mystère de l’Assomption nous concerne, parce qu’il est la source de notre espérance chrétienne
               
      Nous contemplons  en Marie la réalisation des promesses du Seigneur, des promesses de vie éternelle. Nous contemplons la grandeur de notre humanité. Nous contemplons en Marie la réalisation de ce que nous sommes appelés à devenir
           
      Demandons à la Vierge de l‘Assomption comme grâce de ce mystère de faire de notre vie comme la sienne dans l’évangile d’aujourd’hui
      un Magnificat , de faire de notre vie un chant d’action de grâce et d’offrande comme l’eucharistie que nous célébrons.
      
        Ma vie nous dit elle, est avant tout un chant d’exaltation, d’émerveillement «  Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. »
        Ma vie est le chant d’humble servante,  disponible totalement  à la mission du Christ. «  Il s’est penché sur son humble servante »
        Ma vie est un chant de proclamation de bonheur : «  Tous les âges me diront bienheureuse »
        Ma vie est un chant qui proclame les merveilles du Seigneur » Le Puissant fit pour moi des merveilles.
        Ma vie, c’est surtout et avant tout un « chant d’amour de Dieu » :  Son amour pour moi s’étend d’âge en âge. Il se souvient de son amour »
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      O Vierge de l’Assomption, toi notre source d’espérance. Prépare-nous une place auprès de ton Fils.
        Donne à nos âmes fatiguées des « vains bruits de la terre », un désir ardent du ciel notre chère patrie.

   
        En ce sens, je propose de chanter le premier couple de ce cantique traditionnel :
               
                « J’irai la voir un jour.
                   Au ciel dans la patrie
                J’irai voir Marie,
                Ma joie, et mon amour.

                Au ciel, au ciel, au ciel,
                J’irai la voir un jour ( bis)

        Claude Sigouin, smm.
        Sanctuaire, le 125 août, 2009.